Ezio a 17 ans. Placé à l’âge de 9 mois en famille d’accueil, il est accompagné par la Fondation depuis trois ans et vit aujourd’hui en Maison d’Enfants à Aiguebelle. Son parcours n’a pas été simple, marqué par des ruptures et des défis, mais il a su trouver sa voie.
Déscolarisé après la classe de troisième, il a su rebondir en intégrant en novembre dernier une formation diplômante : le Certificat de Qualification Professionnelle (CQP). Ce cursus lui permet d’acquérir les compétences et savoir-faire nécessaires à l’exercice d’un métier. Il obtiendra son diplôme en juin et pourra encadrer des jeunes en centre de loisirs ou d’animation. Mais Ezio envisage déjà la suite : décrocher le BAFA. Au fil de sa formation, il apprend à interagir avec différents publics, à animer des jeux et à organiser des séances tout en respectant les règles de sécurité. Il participe également au projet « À chacun son sommet », un parcours collectif où les jeunes partagent leurs ambitions et avancent ensemble vers leurs objectifs.
S’il lui est parfois difficile d’aller vers les autres, Ezio se sent particulièrement à l’aise avec les « petits grands », les enfants de 6 à 8 ans. Il apprécie leur spontanéité et la relation de confiance qui se crée avec eux. Il espère, à travers son futur métier, pouvoir leur apporter un cadre bienveillant et stimulant.
Dans dix ans, Ezio se projette avec un emploi stable, son permis de conduire et, pourquoi pas en couple. Encore un peu jeune pour penser à fonder une famille, il avance avec détermination. Ses passions rythment son quotidien : les jeux vidéo, la course, la randonnée et la boxe. Polyvalent, il apprécie tous les sports. Mais s’il y a une chose qu’il déteste plus que tout, c’est l’injustice. Trop souvent confronté à cette réalité dans son enfance, il aspire aujourd’hui à un avenir plus juste et équilibré.
Aux jeunes qui, comme lui, sont accompagnés par la Fondation, il adresse un message fort : « Ce n’est pas parce qu’on est en foyer qu’on est un raté. Il faut croire en ses rêves et se donner les moyens d’y arriver ». Il le sait mieux que quiconque : son parcours n’a pas été simple. À son arrivée à la Fondation, il traversait une période difficile, multipliant les crises. Aujourd’hui, il a trouvé un cap et s’accroche à un rêve : réussir et s’entourer des bonnes personnes. Une promesse qu’il a faite à sa mère avant son départ dans l’au-delà, et qu’il est déterminé à tenir !